Je lève le pied

Les infrastructures de transport, routières ou ferroviaires, constituent un facteur majeur de fragmentation des habitats et de perte de biodiversité, en raison de l’effet barrière qu’elles engendrent et du risque accru de collisions pour la faune. La collecte de données sur la faune impactée par les véhicules a permis d’identifier des zones de collisions à enjeux forts ou moyens, localisées principalement en périphérie des villes et villages. Pour affiner cette analyse et renforcer les mesures de prévention, il est nécessaire de poursuivre la collecte et la cartographie des points sensibles. Deux dispositifs sont mobilisés : l’enquête participative « Mammifères sur les routes », qui recueille des observations opportunistes auprès du public, et le protocole Patrinat du Muséum national d’Histoire naturelle, qui fournit des données standardisées.

Actions

Une formation a été mise en place pour les agents des services routiers afin de les sensibiliser aux collisions faune-véhicules, à la reconnaissance des espèces et à la collecte de données standardisées. Ces agents intègrent progressivement le protocole de suivi, ce qui permet d’alimenter Neomys, la base naturaliste, et d’affiner l’identification des points noirs pour orienter la mise en place d’aménagements adaptés, tels que les passages à faune.

Parallèlement, des actions de sensibilisation ciblant le grand public sont menées pour réduire la mortalité routière, notamment via la distribution d'un autocollant dédié et des campagnes de communication incitant à la prudence lors des périodes sensibles : au printemps et en début d’été, lorsque les jeunes animaux explorent leur environnement, et à l’automne, période de déplacement accru et de visibilité réduite. Ces initiatives, combinées à l’implication des usagers et des gestionnaires d’infrastructures, visent à préserver la biodiversité et limiter les impacts des réseaux de transport sur la faune.

Département de la Côte-d'Or