Chauves-souris en colonies

Pourquoi cette enquête participative ?

La recherche de chauves-souris dans les bâtiments en été permet d’améliorer nos connaissances sur la présence et la répartition des 26 espèces actuellement connues en Bourgogne. Elle aide aussi à repérer les zones sensibles, notamment celles où vivent des colonies qui se reproduisent. Ces informations sont précieuses pour mieux protéger ces espèces.
Il est également important de compter les individus afin d’estimer la taille des colonies. Ce comptage peut se faire directement dans le gîte, si celui-ci est accessible, par exemple en prenant une photo sans flash pour limiter le dérangement, ou bien à la tombée de la nuit, lors de l’envol des chauves-souris.

À ce jour, grâce à huit années d’enquête, 232 observateurs ont permis de recenser 211 colonies réparties sur 196 communes bourguignonnes !

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Que recherchent-elles?

Pour mettre bas, les chauves-souris ont besoin de conditions très spécifiques :

  • de la chaleur : les nouveau-nés naissent nus, sans poils, et ne peuvent pas réguler leur température corporelle. Les femelles ne construisent pas de nid, elles utilisent simplement un espace adapté, plus ou moins grand. Cela peut aller d’un vaste comble inutilisé à un simple interstice derrière un volet, sous des tuiles ou entre les poutres d’un linteau de porte. Le confinement ne les gêne pas, bien au contraire : elles apprécient de pouvoir se blottir les unes contre les autres pour conserver la chaleur.
  • du calme : l’absence de dérangement est tout aussi essentielle. Une colonie de mise bas installée dans un bâtiment ne restera que si elle n’est pas perturbée.

Pourquoi se regrouper en colonies?

En été, les mâles et les femelles de nombreuses espèces de chauves-souris vivent séparément. Les femelles se rassemblent en colonies pour mettre bas leur unique petit de l’année. Les mâles, quant à eux, restent généralement solitaires ou forment de petits groupes à l’écart de ces colonies.

Se regrouper en colonie présente plusieurs avantages pour les femelles. Cela leur permet notamment de mieux conserver la chaleur lorsque les températures sont basses. De plus, ce mode de vie facilite la mise en place d’un système de "garderie" : pendant que certaines femelles partent chasser les insectes la nuit, d’autres restent au gîte pour veiller sur les jeunes, encore incapables de voler. Un roulement est ainsi organisé pour assurer la surveillance continue des petits.

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